Côte d’Ivoire /Tiébissou : Un adolescent braqueur dans les serres de l’Epervier 5

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Afriknews-Mercredi 17 juin 2020-Yoboué Jean Koffi Boris, âgé d’environ 19 ans, se trouve coincé dans les serres de l’opération épervier 5, initiée par le directeur général de la police nationale, le général Kouyaté Issouf, sur toute l’étendue du territoire national. Il a été pris par une patrouille pédestre des éléments de police de l’opération épervier 5, à Tiébissou, sous le commandement du lieutenant Dali Evrard,  dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 juin.

 

 

Sur l’adolescent, il a été saisi  un revolver made in China à 7 coups, une somme de 20.000 francs CFA et une cagoule. Depuis cette date,  Yoboué Jean Koffi Boris fait l’objet d’une poursuite judiciaire devant le parquet de Bouaké, enjointe par le commissaire de police Jean Didier Koffi. En effet, à en croire le rapport de police suite aux aveux du suspect, il ne fait de doute pour le patron de la police dans la capitale du Tchewi, qu’ « on a affaire un redoutable bandit ».

 

Selon, les aveux du suspect lui-même, le commissaire avait de bonnes raisons de le mettre à la potence. « J’ai soutiré discrètement cette arme à une connaissance depuis Bouaké. Et depuis lors, je m’en sers pour survivre. Toutes les nuits,  je m’encagoule et j’agresse les gens. Je les dépossède de leurs biens (argent, bijoux, téléphones). Je sais,  que c’est mal ce que je fais. Mais comme n’ayant aucun soutien parental, cela me permet de survivre »,  a-t-il déclaré.

 

 

Faut-il noter, l’arrestation de Yoboué Jean Koffi Boris, porte à plusieurs dizaines de malfrats opérant en solitaire ou en bande organisée mises sous l’éteignoir par le commissaire de police Jean Didier Koffi. Aussi, tient-il à remercier le préfet de région Binaté Issouf et le maire N’Dri KOFFI Germain pour leur soutien à la police nationale dans cette lutte contre le grand banditisme dans le département de Tiébissou.

 

 

Stéphane Balla / Afriknews//

 






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Zone Uemoa : Comment Paris et Abidjan ont bouclé la naissance de l’Eco ?

Afriknews-Dimanche 22 décembre 2019-Le Samedi 21 décembre 2019 fera date dans les anales de l’Union monétaire ouest africaine ( UEMOA). Et pour cause, c’est ce jour qui consacre l’annonce officielle du point de départ de l’affranchissement du Franc Cfa du trésor français et de la banque française, qui centralisent à ce jour  les réserves de change de cette monnaie utilisée par les huit Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ( CEDEAO).  Aux côtés d'Emmanuel Macron, le président ivoirien Alassane Ouattara a informé ce 21 décembre de la fin prochaine du franc CFA qui sera remplacé par l'Eco. C’est-à-dire à partir de 2020 les huit pays de l'actuelle zone franc en Afrique de l'Ouest vont gérer eux-mêmes cette monnaie sans interférence de la France. Quand et comment cela va se faire ? En clair, comment le deal s’explique ?

 

Selon Bruno  le Maire, ministre français de l’économie et des finances, qui évoquait la question sur RFI le dimanche 22 décembre, le début de la rupture des liens techniques avec les institutions financières françaises susmentionnées, prendra forme dès  le premier mois de 2020.

  

« Il doit s'appliquer début janvier. Chaque État aura la liberté de retirer ses réserves de change comme il le souhaitera du compte du Trésor, mais ce compte sera définitivement fermé en 2020, de façon à marquer l'indépendance totale des États africains dans leurs politiques monétaires », indique Bruno le Maire sur RFI.

 

 

A en croire le le président Alassane Ouattara, très critiqué par une frange importante de l’opinion publique ouest-africaine dans ce processus, les huit pays qui utilisent cette monnaie vont adopter une nouvelle devise qui sera baptisée l'éco, et deviendra donc le noyau dur de la future devise de la Cedeao.

 

 

« Par un accord avec les autres chefs d'État de l'Uemoa, nous avons décidé de faire une réforme du franc CFA avec les trois changements majeurs suivants : tout d'abord, le changement du nom de la monnaie du franc CFA à l'éco. Deuxièmement l'arrêt de la centralisation de 50% de nos réserves de change au Trésor et la fermeture du compte d'opération. Troisièmement le retrait des représentants de la France de tous les organes de décision et de gestion de l'Uemoa », a-t-il expliqué.

 

Paris, de cogestionnaire à garant

L'éco conservera une parité fixe avec l’Euro, ce qui garantit la même valeur de la monnaie pour les consommateurs. Cette disposition pourrait évoluer avec le temps et en fonction de la volonté des autres pays de la Cedeao lorsqu'ils voudront rejoindre l'éco.

 

Enfin, la France garde un rôle de garant en cas de crise. Si jamais les pays de la zone éco n’ont plus de quoi payer leurs importations, la France le fera. Reste que si l'on en arrive là, Paris se réserve le droit de revenir dans une instance de décision, en l’occurrence le conseil de politique monétaire.

 

En définitive, Paris passe d’un rôle de cogestionnaire à un rôle de garant. Mais ce faisant, la France s’est assurée de conserver une relation économique particulière avec les pays de la zone Uemoa. Paris affirme que cette évolution est rendue nécessaire par le projet de monnaie commune de la Cédéao.

 

« La question du franc CFA cristallise de nombreux débats et de nombreuses critiques sur le rôle supposé de la France en Afrique. Donc rompons les amarres ! Ayons le courage d'avancer, de regarder et de bâtir ensemble en effet un partenariat décomplexé. La France n'a rien a caché [...] et je suis très heureux d'être à ses côtés pour ensemble annoncer cette réforme historique majeure », a déclaré Emmanuel Macron.

Qu’en est-il des lointains cousins de la Communauté économique et communautaire des Etats d’Afrique centrale ( Cemac) ? Malgré le parallélisme de construction de ce bloc avec l’Uemoa, qui a en commun l’utilisation du Franc Cfa, les économies des six pays membres du Cemac  ne sont pas concernés par l’Eco.

 

« Il est vrai que l’Uemoa et la Cemac sont les composantes symétriques d’un même ensemble, qui partage au moins trois caractéristiques essentielles : la langue officielle, la valeur de leur monnaie et des structures d’intégration régionale d’apparence fort semblable, mais les aspects qui les différencient sont nombreux, et sans doute plus importants que leurs ressemblances », explique un expert de la question.     

Martiale Digbeu / Afriknews//

 

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Leadership au Rhdp à Gagnoa / Le Député Abel Djohoré règle ses comptes à Djédjé Bagnon : « Il est venu au Rhdp par défaut »

Afriknews-Dimanche 22 mars 2020-Abel Djohoré n’en peut plus face aux nombreuses frustrations, qu’il subit au sein du Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix ( Rhdp), tant dans la coordination régionale du Goh, qu’à la direction exécutive. Va-t-il faire comme le Ministre Amon Tanoh, en démissionnant du parti présidentiel ? « Non. Je suis prêt pour le combat », a répondu le Député d’Ouragahio-Bayota, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée le vendredi 20 mars 2020 à son cabinet sis à Cocody-Angré ( Quartier chic de la capitale ivoirienne). Toutefois, le parlementaire, qui n’a pas la langue dans sa poche, dénonce et n’entend plus se laisser faire.

 

 

Aussi, fustige-t-il vertement, les nominations de complaisance à de hautes fonctions de certains de ses pairs de la coordination Rhdp-Gôh, qu’il qualifie de ‘‘parvenus au parti’’. L’homme politique arguumente pour dire, que tout ceci se fait à son détriment. Il va jusqu’à les (nouveaux venus) soupçonner dans leurs agissements de le narguer, notamment l’attitude du président du Conseil régional, Djédjé Bagnon Joachim, qu’il déplore. Le parlementaire, qui revendique un héritage militantisme plusieurs plus de deux décennies au service de l’évolution du parti au pouvoir, réclame plus que clairement sa part du partage du gâteau.

 

« C’est parce que nous avons existé hier, qu’il y a des postes. Comment comprendre que quelqu’un qui a fait toute la lutte politique soit là. Et que ce soit les feuilles mortes qu’on nomme. S’ils ( Ndlr : L’exécutif du Rhdp ) pensent que ces gens vont leur apporter l’électorat Bété, c’est faux ! Les Bété les considèrent comme des traitres, d’une part. d’autre part, nos militants de base de l’ex Rdr ( Rassemblement des républicains), les considèrent comme des opportunistes, qui leur ravissent le fruit de leur lutte politique. Leur présence est égale à leur absence. Il (Djédjé Bagnon Ndlr), ne vaut rien politiquement. Je n’accepterai plus d’être ce nègre de service. Je me tape le boulot depuis plus de 20 ans », a martelé  le membre du conseil politique du Rhdp, qui dit avoir débattu de ce fait avec les décideurs de son parti en interne, mais, que rien n’y fit.

 

A la question de savoir, s’il ne vise pas un poste ministériel par cette sortie. Il a répondu qu’ « on va la mosquée et à l’église pour aller au paradis », et la politique ne déroge pas à cette règle. « C’est pareille en politique », a-t-il concédé.

 

D’ailleurs le Député Abel Djohoré voudrait se voir confier la direction nationale de campagne du premier ministre Amadou Gon Coulibaly, candidat désigné du Rhdp à la présidentielle de 2020, dont il a prédit son choix onze (11) mois au paravent. « Je me propose comme directeur de campagne du premier ministre Amadou Gon. J’ai été le premier a opté pour Amadou Gon. En son temps, j’ai dit que nous nous donnerons les moyens légaux pour qu’il soit désigné. Le Conseil politique a choisi Amadou Gon. Cela est allé dans le même sens que ce que nous avons prôné. Il y a 11 mois que nous avons reconnu les qualités de l’homme. Il est le plus fidèle parmi les fidèles. Nous avons de loin vu venir les choses.», a lancé Abel Djohoré. Avant de revenir sur la démarche cavalière dans ce sens du président Djédjé Bagnon du conseil régional, qu’il craint qu’il ne soit contre productrice pour le Rhdp dans le Goh.

 

 

« Le président Bagnon a dit que Gagnoa endosse la responsabilité de soutenir le premier ministre Amadou Gon. En soi, c’est bien. Mais je dénonce la façon de le faire. Moi, qui ai dit depuis un an qu’il sera candidat, on ne nous associe pas. Bagnon court parce qu’il a des tares. C’est du vent. Il fait croire qu’il a de la contenance politique. Nous sommes prêts à le dénoncer. La duperie a trop duré. Il connaît Gon où ? Il est venu au Rhdp par défaut. Djédjé Bagnon a déposé ses dossiers au Pdci pour être candidat à Gagnoa, il a été refoulé. C’est grâce à Bayota et Ouragahio, et Gagnoa commune que Djédjé Bagnon a été élu président du conseil régional. Je n’accepterai plus que quiconque me bafoue.», a-t-il sonné la fin de la récréation dans le Goh.

 

Poursuivant le parlementaire rappelle qu’il n’est pas un héro de temps de paix. Et que les cadres de son parti issus de sa région promus, sont tous des épiphénomènes.

 

Egalement, le Député Abel Djohoré rappelle à l’ordre certains de ses camarades de la direction de son parti. « Gagnoa n’est pas un nomansland, il y a des propriétaires terriens et j’en fais partie’’, a-t-il lancé à l’endroit de la ministre Kandia Camara qui s’était rendue récemment pour une activité politique dans sa circonscription, sans préalablement l’avoir avisé. « Il faut que cela cesse », a-t-il mis en garde. Non sans évoquer le cas du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Albert Mabri Toikeusse qui y a programmé un agenda politique pour les jours à vénir.

 

« Gagnoa n’est pas un laboratoire pour les hommes politiques. S’ils pensent qu’ils ont quelque chose à y faire qu’ils aient l’élégance de nous informer (…) Gagnoa n’est pas un trophée de guerre », fait-il savoir.

 

Pour information, Djédjé Bagnon, est nommé PCA du FER ( Fonds d’entrétien routier), Aimée Zébéyou et Myss Dogbo Belmonde, sont nommés secrétaires d’Etat, Aliou Eugène et Alcide Djédjé sont nommées respectivement Ambassadeur plénipotentiaire et Directeur général de structure étatique. Et le Député Abel Djohoré qui, à l’en croire, bat le pavé depuis des décennies, attend toujours de voir ses mérites reconnus au sommet de l’Etat.

 

Afriknews/ Afriknews//


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Technologie : le plus grand pont ferroviaire en arc du monde construit en Chine

Afriknews-Lundi 10 décembre 2018- Lundi matin, avec l'installation du grand pont au-dessus de la rivière Nujiang dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest), les constructeurs chinois ont construit le plus long pont ferroviaire en arc du monde.

 

L'ouvrage mesure 1.024 mètres de long et près de 25 mètres de large. Avec une travée unique de 490 mètres, il permet à quatre trains d'y stationner en même temps, a précisé Yu Changbin, directeur du projet de la China Railway Construction Corporation.

 

"Comme le pont se situe dans la gorge du plateau Yunnan-Guizhou, affecté par une ceinture sismique de haute intensité, sa largeur et sa capacité portante sont beaucoup plus importantes que les ponts ferroviaires ordinaires", a expliqué M. Yu. "Il n'existe aucun précédent de construction d'un tel pont."

 

Pour accomplir le pont, les constructeurs ont dû assembler 800.000 boulons et 922 poteaux en acier de différents modèles, pesant chacun 100 tonnes, à environ 230 mètres au-dessus de la rivière du Nujiang.

 

Le pont est un projet clé de la voie de chemin de fer de 220 km Dali-Ruili, qui est une section importante du couloir ferroviaire international Chine-Myanmar reliant Kunming, capitale de la province du Yunnan, à Yangon, capitale du Myanmar.

 

Après la mise en service du chemin de fer Dali-Ruili, le temps de voyage entre les deux villes passera de six à deux heures.

Source Xinhua / Afriknews//


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Côte d’Ivoire / Reforme de la CEI : changements d’hommes ou remise à plat de toute la machine ?

Afriknews-mardi 22 janvier 2019-Des pourparlers pour la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) en vue de la présidentielle de 2020 ont débuté ce lundi 21 janvier à la primature en présence du premier ministre. Après une organisation mitigée des élections locales de 2018 par cette instance, qui ravive  la tension politique, pouvoir et opposition sont parvenus à une prise de contact pour plancher sur sa reforme. Changements d’hommes, comme semble le vouloir le gouvernement ou bien une remise à plat de toute la machine, comme le demandent beaucoup de partis d’opposition ? Les discussions s’annoncent houleuses.

 

 

Côté opposition, on notait la présence du Pr Georges-Armand Ouegnin de la plateforme EDS dont le référent politique est le Président Laurent Gbagbo, du Pr Maurice Kacou Guikahué du PDCI-RDA, du Pr Bamba Moriferé du Rpci, de Pascal Affi N’guessan du FPI officiel, de Danielle Boni Claverie de l’URD, d’Henriette Lagou du Rpci-paix, de Kabran Appiah, etc…

 

Notons qu’en novembre 2016, le pays avait été épinglé par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui a estimé, dans un arrêt, que la CEI ivoirienne n’était ni indépendante ni impartiale.

 

A cette première rencontre, les participants espèrent voir le processus tenir compte de leurs   attentes.

 

« Nous espérons que toutes les questions liées aux élections seront abordées, depuis le recensement des électeurs jusqu’à la proclamation définitive des résultats des différentes élections, en nous penchant particulièrement sur la situation de toutes les institutions impliquées dans ce processus », a déclaré Pascal Affi N’guessan, le président du Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo.  

 

En reponse aux  préoccupions, le pouvoir estime que l’actuelle CEI, créée en 2001, a fait l’objet de discussions et d’un consensus en 2013 et 2014. Et donc, « On ne peut pas faire fi de ce consensus », selon le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

 

« Une fois que l’on se sera mis d’accord sur la structure, au niveau donc des hommes qui représentent les différentes sensibilités politiques, c’est à ce niveau-là qu'il pourrait y avoir quelques changements ici ou là, mais la structure elle-même de la CEI est, aujourd’hui, une structure qui permet donc d’avoir la représentation de l’ensemble des forces politiques qu’elles soient de l’opposition ou de la majorité dans notre pays », a-t-il projeté.

 

 

Quoi qu’il en soit, les partis ont deux semaines pour rendre leurs contributions. La société civile sera, quant à elle, reçue jeudi 24 janvier par le gouvernement.

 

Mais des partis de l’opposition clament déjà leur exclusion à ces discussions. Il s’agit de la partie en fronde du FPI dirigé par Simone Gbagbo, Alors que les partis politiques de l’opposition dans leur ensemble s’attendaient à des discussions inclusives sur la réforme de la Commission Electorale Indépendante(CEI), l’UPCI de Brahima Soro et le PIT Daniel AKA Ahizi et LIDER de Mamadou Koulibaly. Pour le cas du dernier parti cité, Monique Gbekia, la Présidente, affirme avoir été conviée formellement par le ministère de l’intérieur,   mais stoppée à la guérite de la primature, « sous le prétexte que LIDER ne figurait pas sur la liste ».

 

DJEK KODJO /Afriknews//


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